La Kia Rio hayon a été l’un des premiers modèles Kia à intégrer l’innovante boîte manuelle intelligente (iMT) — une boîte manuelle à six rapports associée à un embrayage entièrement électronique, commandé par fil. L’iMT représente une étape majeure dans la numérisation des composants de transmission, dans la lignée des technologies telles que la pédale d’accélérateur électronique, les systèmes de freinage par fil et les directions par fil. Mais que fait exactement l’embrayage électronique de Kia, et pourquoi est-il important ?
Comment fonctionne l’embrayage électronique Kia iMT ?
Avec le système iMT, le conducteur change toujours les vitesses manuellement — tout comme une boîte manuelle traditionnelle. Cependant, la pédale d’embrayage n’actionne plus l’embrayage via une liaison mécanique ou un circuit hydraulique conventionnel. Au lieu de cela, elle envoie un signal électronique à l’unité de commande de boîte de vitesses (TCU), qui gère ensuite l’embrayage automatiquement. Voici le processus étape par étape :
- Le conducteur appuie sur la pédale d’embrayage, ce qui envoie un signal au TCU.
- Le TCU active un actionneur dédié.
- L’actionneur génère une pression de fluide hydraulique dans le circuit d’embrayage.
- Le cylindre récepteur engage ou désengage l’embrayage en conséquence.
Cette chaîne apparemment complexe remplit un objectif précis : elle permet au système hybride du véhicule de contrôler l’embrayage de manière indépendante — sans aucune intervention du conducteur.
Pourquoi Kia utilise un embrayage électronique dans son système mild hybrid (MHEV)
L’iMT est utilisé exclusivement dans les variantes EcoDynamics+ mild hybrid (MHEV) de Kia, qui disposent d’une architecture électrique 48 volts et d’un démarreur-générateur mild hybrid (MHSG) intégré à entraînement par courroie. Le MHSG joue trois rôles clés :
- Assistance à l’accélération : Le MHSG ajoute du couple aux côtés du moteur thermique lors de l’accélération.
- Récupération d’énergie : Lors de la décélération, il agit comme un générateur et récupère l’énergie cinétique.
- Fonctionnalité start/stop améliorée : Il remplace le système start/stop conventionnel, permettant des arrêts moteur beaucoup plus précoces.
Ce dernier point est là où l’embrayage électronique devient essentiel. Un embrayage mécanique conventionnel ne peut permettre l’arrêt du moteur qu’une fois que la voiture s’est complètement immobilisée et que le conducteur sélectionne le point mort. Avec l’embrayage électronique de l’iMT, le système peut désengager l’embrayage automatiquement et couper le moteur en phase d’inertie — même lorsqu’une vitesse est encore enclenchée — tout comme certaines boîtes automatiques et boîtes à double embrayage modernes peuvent le faire.
Redémarrage moteur en douceur avec l’iMT
Lorsque le moteur doit redémarrer, le système iMT gère le processus de manière fluide et automatique :
- La vitesse actuellement sélectionnée reste enclenchée — le conducteur n’a rien à faire.
- Le MHSG fait monter le moteur au bon régime avant que l’embrayage ne se ré-engage, évitant tout à-coup ou saccade.
- Si la vitesse actuelle est trop élevée pour la vitesse du véhicule, l’embrayage reste ouvert jusqu’à ce que le conducteur sélectionne un rapport plus approprié.
- Le moteur redémarre automatiquement dès que le conducteur appuie sur l’accélérateur, la pédale de frein ou l’embrayage.
Économies de carburant et réduction des émissions
Étant donné que l’embrayage électronique permet au moteur de s’arrêter plus tôt et de redémarrer plus tard par rapport à un système start/stop standard, il offre des gains mesurables en matière de consommation de carburant et d’émissions de CO₂. Les chiffres clés communiqués par Kia sont les suivants :
- ~3 % d’économies de carburant grâce au système iMT seul, mesurées dans des conditions de conduite réelles.
- Jusqu’à 10,7 % d’économies totales de carburant grâce au système MHEV complet, mesurées sur le cycle NEDC.
Bien que l’iMT ait élargi les possibilités offertes par un mild hybrid associé à une boîte manuelle, Kia continue de proposer des variantes MHEV avec des boîtes semi-automatiques à double embrayage. L’entreprise reconnaît que de nombreux conducteurs — notamment en Europe — préfèrent encore le ressenti et le contrôle d’une boîte manuelle traditionnelle. L’iMT leur offre exactement cela, tout en y ajoutant l’efficacité d’un système hybride moderne.
L’embrayage électronique n’est pas entièrement nouveau : Un bref historique
Bien que l’iMT semble à la pointe de la technologie, le concept sous-jacent d’un embrayage automatisé remonte à plusieurs décennies. Un exemple précoce notable est la Citroën DS de 1955, qui disposait d’une transmission semi-automatique à quatre rapports. Les conducteurs changeaient les vitesses manuellement à l’aide d’un levier sur la colonne de direction, mais il n’y avait pas de pédale d’embrayage à actionner. Au lieu de cela, un contrôleur hydraulique surveillait le régime moteur, la position des gaz et l’action des freins pour gérer l’engagement de l’embrayage automatiquement. L’expérience était remarquablement intuitive :
- Le conducteur sélectionnait un rapport, relâchait l’accélérateur et appuyait à nouveau — l’embrayage faisait le reste.
- À l’arrêt, l’embrayage se désengageait automatiquement ; relâcher la pédale de frein incitait le moteur à monter légèrement en régime et l’embrayage se ré-engageait en douceur.
- Le résultat ressemblait à la conduite d’une boîte automatique moderne.
L’iMT de Kia s’appuie sur cet héritage en l’intégrant à la technologie hybride du XXIe siècle pour offrir efficacité, commodité et plaisir de conduite dans un seul ensemble.

Ceci est une traduction. Vous pouvez lire l’original ici : https://www.drive.ru/technic/kia/5ef9a14cec05c46250000054.html
Publié Août 05, 2021 • 5m à lire